Les 20 ans de l'AIMP, le 4 Décembre 2012

Publié dans Info AIMP.

UNE PLACE PRÉPONDÉRANTE DANS L’ACTE DE CONSTRUIRE


Le 4 décembre 2012, dans l’espace Vanel de la médiathèque de Toulouse, l’Association fêtait ses vingt ans d’existence. L’occasion, pour le président Yves Rio, de revenir sur un parcours durant lequel la place de l’ingénierie dans la construction s’est doublement affirmée : du fait de l’association elle-même et du fait d’une évolution des besoins qui rend désormais l’ingénierie incontournable dès la conception des programmes.
«Nos métiers ont été complètement bouleversés en vingt ans. Les enjeux environnementaux et les évolutions réglementaires nous ont fait prendre une place de plus en plus prépondérante dans l’acte de construire (…) Plus que jamais, nous avons besoin de nous fédérer pour faire savoir qu’au-delà d’intégrer les changements, nous sommes acteurs de ces évolutions». C’est ainsi qu’Yves Rio, président de l’association depuis juillet 2012, a conclu son message d’accueil à l’assemblée réunie pour célébrer les vingt ans de l’AIMP. Une manifestation placée également sous le signe de la convivialité. Les représentants de près de soixante-dix structures adhérentes ont pu ensuite partager un repas en commun dans l’ambiance « jazzy » originale du duo piano/contrebasse et chant Twin Players.

UN ESPRIT FÉDÉRATIF ARRIVÉ À MATURITÉ

Depuis vingt ans, l’univers de la construction a été significativement transformé.
Cause majeure de cette évolution : l’impact du développement durable, non seulement sur la réglementation, mais aussi sur les pratiques constructives. Avec pour corollaire un fort besoin d’innovation, sur les techniques et, plus encore, sur la gestion des process tout au long d’une opération. Ces exigences sont d’autant plus prégnantes que – et l’agglomération toulousaine en est un exemple – les besoins quantitatifs – en logement, équipements publics… – se sont considérablement
développés.

Développement durable… Innovation… Croissance des besoins… Ce sont autant de questions qui se poseront à l’ingénierie. Et auxquelles ses professionnels ne pourraient répondre dans le cadre du statut individuel, qui plus est discret, que leur accorde chaque projet. Anticipant cette évolution et ces questions, « Bernard Gatti, alors président d’OTCE, décide de fédérer 16 bureaux d’études au sein d’une association ayant pour but premier “développer la présence de l’ingénierie en Midi-Pyrénées vis-à-vis des partenaires de l’acte de construire”. » Rendant un hommage appuyé à ses prédécesseurs, Yves Rio a retracé les grandes phases d’une évolution vers la maturité de cet esprit fédératif. Très vite, l’association reçoit le soutien des organisations professionnelles – CICF, Syntec – dont elle devient le représentant localement.

PLUS DE 100 MILLIONS D’EUROS DE CA…

Ainsi reconnue, elle s’affirme comme interlocuteur des autres acteurs de la construction, notamment la maîtrise d’ouvrage et les architectes. A travers des propositions opérationnelles concertées, telles que la Charte des relations entre maîtrise d’oeuvre et maîtrise d’ouvrage pour la ville de Toulouse, qu’il est aujourd’hui envisagé de dupliquer avec la Région Midi-Pyrénées. A travers, aussi, des moments de dialogue et d’échanges plus informels : les Matinales. Depuis 2009, l’AIMP joue aussi un rôle dans la réflexion plus de long terme, partagée entre l’ensemble des acteurs, à travers les Rencontres de l’ingénierie de Midi-Pyrénées, dont la Ve édition se tiendra très prochainement.

Ce rendez-vous de février désormais traditionnel assure à l’Aimp une visibilité de premier plan et légitime une vocation à avoir une place prépondérante dans l’acte de construire… A la mesure d’une entité qui compte « plus de 1 000 salariés et réalise un chiffre d’affaires dépassant 100 millions d’euros ».


Ci-après quelques photos souvenir de cette soirée (© David BECUS)